Les athées disent que Dieu est un concept. La philosophie et la sagesse sont un roman conceptuel. Mais un concept n'est qu'un contenant. Il ne vaut que par la façon dont il est rempli. Un concept ne nous condamne pas et ne nous approuve pas. Dieu, dans son articulation entre personne et idée, ne nous condamne pas et ne nous justifie pas.
"Mettez en regard le concept de Dieu et le concept de l'amour", me conseille-t-on. "Vous trouverez que Dieu est en vous." Cela ne vaudrait que si j'étais amour. Or je veux tout et je ne fais rien, je ne suis rien et je suis tout, ou plutôt je ne sais pas qui je suis. Seul Dieu est, seul Dieu peut dire "Je suis".
Idem pour l'illusion que "j'avais faim, j'avais soif", les critères du Jugement dernier, seraient faciles à satisfaire. "Il y a des gens qui vous feront toujours croire que vous vous plantez en les aidant", proteste-t-on contre la charité. Admettons, mais je suis janséniste. Je crois que je ne suis jamais à la hauteur de la charité qui n'est pas le plus offrant.
Dieu est à équidistance entre la personne et l'idée. La spiritualité allégorique est extrêmement porteuse, qui personnifie une idée de Dieu dans un "personnage conceptuel", fût-ilJésus-Christ, et la notion d'hypostase, par laquelle on subpersonnalise les trois personnes divines, subsume l'équidistance divine dans le fait que sous la personne est l'idée et qu'au-dessus de l'idée est la personne divine.
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